Atlas des gares marchables – le premier chapitre !

Les gares les plus marchables de la région Auvergne Rhône-Alpes

Prendre la voiture pour aller faire de la marche à pied -ce que disent faire 84% des randonneurs « loisir » français- ? C’est, toutes proportions gardées, comme prendre l’avion pour aller séjourner dans un écolodge au Costa Rica : un hommage à la planète certes, mais accompagné d’un cadeau empoisonné.

En plus de la contradiction climatique, la voiture génère quelques nuisances locales :

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Regrettable mais inévitable, me direz-vous ? J’ai eu envie de ne pas me contenter de juste « constater, regretter et continuer » mais de chercher des ressources qui me permettraient de concilier la marche et les transports décarbonés. Eh oui, mon été 2022 se dessine déjà ! Au fil de la réflexion, l’idée d’un atlas a pris forme, dont je viens de compléter le premier chapitre, consacré aux gares « marchables ».

Le train, premier transport décarboné

Pourquoi commencer par le train ? Le ferroviaire, en France, est largement décarboné car il est -pour faire court- électronucléaire. C’est donc un angle d’attaque rêvé pour imaginer une pratique de la marche pleinement climate-friendly.

La SNCF opère quelques 2800 gares voyageur, les autres opérateurs (comme la CTC) une poignée. Problème : ces gares sont en fait très majoritairement dans des zones agglomérées, densément bâties. La gare rurale a quant a elle jamais eu grand sens et ayant de ce fait quelque peu disparu depuis l’apogée du réseau vers 1925.

Il m’a fallu réfléchir aux qualités de « marchabilité » que je recherchais pour les gares, imaginer une méthodologie, l’adapter aux datas disponibles, en m’étant assuré qu’elles étaient accessibles et de qualité (merci en particulier à l’IGN, à la SNCF et à OSM) et enfin faire un peu de calcul en vue de repérer mes « pépites ».

Comme il fallait bien commencer quelque part en France, j’ai inauguré mon futur « Atlas des Gares Marchables » national par un premier chapitre sur consacré à la région Auvergne Rhône-Alpes, la première par rang alphabétique. A défaut d’être la région reine des gares marchables, elle a révélé de belles trouvailles :

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Ce premier chapitre de l’Atlas est librement disponible en lecture ou en téléchargement : lire le chapitre « Auvergne Rhône-Alpes »

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La cartographie dynamique un peu jolie du top 10 des gares est sur l’outil umap implémenté par Openstreetmap France: accéder à la visualisation des gares

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Enfin, un article Linkedin de The Mobility Heroes, structure qui porte ma réflexion, est là : lire l’article

Et maintenant ?

D’ici quelques semaines, je devrais avoir couvert les 13 régions métropolitaines avec cette première approche. Vos retours permettront de l’affiner. Le résultat m’a donné envie de réfléchir à plein d’autres choses :

  • intégrer la qualité des dessertes -fréquence et vitesse-, souvent le maillon faible du ferroviaire en France ?
  • valoriser les chemins balisés (j’explique pourquoi je ne l’ai pas fait dès la v1 ici) et d’autres dimensions qualitatives des sentiers et chemins ?
  • regarder le potentiel des trajets inter-gares (commencer en A, descendre en B, remonter dans le train en C pour revenir en A) ?
  • ajouter le bus, qui permet d’accéder à un bien plus grand nombre de lieux de marche ?

Bonne lecture à tous.